Recherche en écologie

La scientifique qui est en moi

C’est par mes racines savoyardes que la montagne s’est faufilée dans mes veines et qu’elle n’en est plus jamais sortie. C’est en grande partie dans ces montagnes que mon caractère s’est forgé, et que mon respect et mon émerveillement pour la Nature a grandi.

Face à cette fascination et à cette attraction pour la Nature, j’ai orienté mon cursus universitaire vers la recherche en écologie, dans le but de comprendre finement le fonctionnement des écosystèmes. Cette recherche que je réalise, je la considère comme une enquête sur la Nature. Alors que durant ma thèse, je tentais de démêler les interactions alimentaires entre les grands herbivores de montagne (chamois, chevreuils, mouflons), j’essaye aujourd’hui de comprendre comment les espèces et les interactions évoluent face au changement climatique. La montagne étant toujours en toile de fond de mes choix, je réalise ces recherches sur l’environnement alpin, au sein du CREA (Centre de Recherche sur les Ecosystèmes d’Altitude, Chamonix, France), et en collaboration avec le LECA (Laboratoire d’Ecologie Alpine, Université de Savoie, Chambéry, France).

 

Le terrain ?! J’adore !

Même si les missions de terrain ne représentent qu’un faible pourcentage du temps de travail, elles représentent cependant un gros pourcentage de satisfaction ! J’ai commencé par poser des « tubes à poils » (le micromammifère passe dedans, des poils restent accrochés aux morceaux de scotch situés de part et d’autre du tube, et il est ainsi possible d’identifier l’espèce grâce à des mesures morphométriques sur les poils) dans des champs de Seine et Marne, j’ai ensuite poursuivi des criquets dans les alpages du col du Lautaret, puis je me suis mise à capturer des mésanges dans les forêts québecoises. Durant ma thèse, j’ai mesuré et échantillonné des centaines de plantes dans le massif des Bauges et aujourd’hui, je reviens vers les mésanges et m’immisce dans leur intimité dans les forêts de la vallée de Chamonix (un petit article de mon terrain mésanges ici). Autant dire que je m’éclate!

Même si les protocoles sont souvent répétitifs, même s’ils demandent un haut degré de motivation lorsque la météo n’est pas vraiment clémente (voire même horrible), même si on est parfois stressé par l’organisation (ne pas oublier du matos quand il faut faire 800m de dénivelé pour faire ses échantillonnages !)…eh bien ce n’est rien comparé à la chance d’être là, dehors, à contempler la Nature, et à se focaliser sur une feuille de Geum montanum ou encore sur la plume d’une mésange pour déterminer son âge, tous ces petits moments de galère et d’émerveillement qui façonnent un chercheur !

 

 

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