Marjorie Bison

Recherche en écologie / Research in ecology

Publicités

 

La scientifique qui est en moi

C’est par mes racines savoyardes que la montagne s’est faufilée dans mes veines et qu’elle n’en est plus jamais sortie. C’est en grande partie dans ces montagnes que mon caractère s’est forgé, et que mon respect et mon émerveillement pour la Nature a grandi.

Face à cette fascination et à cette attraction pour la Nature, j’ai orienté mon cursus universitaire vers la recherche en écologie, dans le but de comprendre finement le fonctionnement des écosystèmes. Cette recherche que je réalise, je la considère comme une enquête sur la Nature. Alors que durant ma thèse, je tentais de démêler les interactions alimentaires entre les grands herbivores de montagne (chamois, chevreuils, mouflons), j’essaye aujourd’hui de comprendre comment les espèces et les interactions évoluent face au changement climatique. La montagne étant toujours en toile de fond de mes choix, je réalise ces recherches sur l’environnement alpin, au sein du CREA (Centre de Recherche sur les Ecosystèmes d’Altitude, Chamonix, France), et en collaboration avec le LECA (Laboratoire d’Ecologie Alpine, Université de Savoie, Chambéry, France).

Le terrain ?! J’adore !

Même si les missions de terrain ne représentent qu’un faible pourcentage du temps de travail, elles représentent cependant un gros pourcentage de satisfaction ! (et pas de soucis pour en faire plus !) J’ai commencé par poser des « tubes à poils » (le micromammifère passe dedans, des poils restent accrochés aux morceaux de scotch situés de part et d’autre du tube, et il est ainsi possible d’identifier l’espèce grâce à des mesures morphométriques sur les poils) dans des champs de Seine et Marne, j’ai ensuite poursuivi des criquets dans les alpages du col du Lautaret, puis je me suis mise à capturer des mésanges dans les forêts québecoises. Durant ma thèse, j’ai mesuré et échantillonné des centaines de plantes dans le massif des Bauges et aujourd’hui, je reviens vers les mésanges et m’immisce dans leur intimité dans les forêts de la vallée de Chamonix (un petit article de mon terrain mésanges ici). Autant dire que je m’éclate!

Même si les protocoles sont souvent répétitifs, même s’ils demandent un haut degré de motivation lorsque la météo n’est pas vraiment clémente (voire même horrible), même si on est parfois stressé par l’organisation (ne pas oublier du matos quand il faut faire 800m de dénivelé pour faire ses échantillonnages !)…eh bien ce n’est rien comparé à la chance d’être là, dehors, à contempler la Nature, et à se focaliser sur une feuille de Geum montanum ou encore sur la plume d’une mésange pour déterminer son âge, tous ces petits moments de galère et d’émerveillement qui façonnent un chercheur !

 


 

The scientist within me

Mountain sneaked into my veins through my savoy roots and never went out. It is mainly in those mountains that my personality has been hammered, and that my sense of wonder and reverence for Nature grown up.

Faced with this fascination and attractivity for Nature, I oriented my university education toward research in ecology, in order to finely understand ecosystem functioning. I consider this research as a Nature investigation. While during my PhD, I tried to disentangle the food interactions among large herbivores (chamois, roe deer, mouflon), now I try to understand how species and their interactions evolve within the context of climate change. Mountain environment underlying most of my choices, I conduct those reasearch on mountain ecosystem with the CREA (Center for Research on Alpine Ecosystems, Chamonix, France), and in collaboration with the LECA (Laboratory of Alpine Ecology, University of Savoy, Chambéry, France).

Fieldwork ?! I love that !

Although fieldwork constitutes a low percentage of the working time, on-site missions represent a big part of satisfaction ! (and no problem to do more !) I started to set « hair pipes » in the crops of Seine et Marne (France), then I chased grasshoppers in the pastures of the Lautaret pass (France), and afterwards I caught chickadees in Quebec forests (Canada). During my PhD, I measured and sampled hundreds of plants in the Bauges Massif (France) and today, I go back to tits and I infiltrate their privacy within the forests of the Chamonix valley (France).

Even though protocols are often repetitive, even though they require a high degree of motivation when the weather is not good (or even horrible), even though we are sometimes stressed by organization (do not forget field material when you have to go up 800m of difference in height to sample !)… well, it is nothing compared to the privilege to be there, outside, to contemplate the landscape, and to focus on a leaf of Geum montanum or on a bird’s feather to determine its age, all those moments that shape a researcher !

 

Publicités